• Les Saturnales

     

    Les Saturnales étaient une fête romaine en l'honneur du dieu Saturne qui avaient lieu du 16 décembre au solstice d'hiver ( 25 décembre ). Pendant ces 10 jours les esclaves pouvaient inverser les rôles avec leurs maîtres : ils portaient sur la tête le pileus ( bonnet phrygien, symbole de la liberté ), ils pouvaient aussi changer de vêtements avec leurs maîtres et leur donner des ordres. Toutes les choses ennuyeuses étaient arrêtées : les écoles, les séances du sénat, les tribunaux, les exécutions. On n'avait pas le droit de déclarer une guerre. On n'avait le droit d'exercer aucun art si ce n'est celui de la cuisine ! 

     

    Bonnes Saturnales à tous !

     

     

     

    Par les Bibitors.

     


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  • Les dates fourrées



    La datte est le premier fruit "exotique" apparu à Rome. Très consommé (aussi bien en friandise que dans certaines préparations culinaires salée), on l’offrait le Jour de l’an, fourrée d’une pièce de monnaie.

    Ingrédients (pour 6 personnes) :

         • 30 Dattes (5 par pers.)

         • pignons 3 c. à soupe,

         • miel 1/2 c. à soupe,

         • poivre du moulin.

    Préparation

    1­ - Faire griller le pignons dans une poêle à sec. Dénoyauter les dattes. Les farcir de pignons.

    2­ - Dans un sautoir, verser le miel, incorporer les dattes, chauffer légèrement.

    3 -­ Servir tiède, saupoudré de poivre du moulin. Idéal pour un buffet ou une assiette de desserts assortis (dans ce cas, prévoir 2 ou 3 dattes par personne).

     

     

     

    Par les Bibitors.


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    Les repas de fête chez les riches Romains décadants

     

    Voyons donc comment se déroule un banquet. Les entrées offrent déjà des surprises ; puis les plats du premier service se succèdent, qui sont tous des plats surprises, par exemple un plat représentant les douze signes du zodiaque. Le second service fait apparaître un sanglier qui, lui aussi, révèle une série d'éléments inattendus. Le tout, bien évidemment, est copieusement arrosé de vins excellents et millésimés. Le dessert, lui aussi, sera assez incongru.... Notons d'ailleurs que, outre les plats­ surprises, il y a aussi et pas seulement chez Trimalcion , les goûts-surprises : on s'ingénie à mêler le sucré et les épices fortes ; les fruits eux­ mêmes accompagnent le minutal (en principe, rappelons­ le, un hachis de poisson) ; quant aux sucreries, les dulcia, elles sont presque toujours parsemées de poivre... Entre les services, on procède souvent à des sortes de loteries : les aphoreta sont des sortes d'étiquettes que l'on joint à des objets tirés au sort à la table du maître de maison, et, parfois, ce qui y est inscrit relève du rébus ou du calembour. On profite aussi d'odeurs : on peut goûter, par exemple, le filiatum, un vin aromatisé presque comme un parfum et qui vaut moins par son bouquet que par son amertume due à des essences comme la myrrhe, le cinnamome, le safran, etc. D'autres vins dégagent un parfum de fleur. Parfois ce goût d'aliments ou de boissons à tout prix inattendus aboutit à des désastres quasi immangeables.

     

     

    Par les Bibitors.


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    La vulve de truie

     

    Ingrédients:
    Des vulves de truie.

     

    Pour la farce : de la chair de porc hachée, des grains de poivre, du cumin, de la rue, du garum, deux blancs de poireau, des pignons de pin.


    Préparation de la farce: broyer ensemble la chair de porc hachée, le poivre en grain pilé avec le cumin, les deux blancs de poireau, la rue et le garum. Ajouter à ce mélange les pignons de pin.


    Cuisson des vulves: nettoyer les vulves et les cuire à l’eau (probablement salée, mais ce n'est pas indiqué par Apicius).

    Farcir les vulves déjà cuites avec le mélange ci­dessus, les coudre. Les laisser cuire dans un mélange d’eau, d’huile d’olive, de garum et d’aneth avec un petit bouquet garni (le temps de cuisson n’est hélas pas indiqué dans le texte latin).


    Variantes: laisser mariner les vulves pendant 24 heures dans le garum avant de les farcir. Le garum est une sorte de Nuoc­mâm vietnamien, fait d’un mélange d’anchois ou de harengs pilés avec la tête, de sel, et d’huile d’olive, mis à fermenter. C’est une variété de saumure.
    Cela paraît simple, mais il existe plusieurs écoles relatives à la préparation de la vulve de truie.
    Seules les vulves de truies vierges et stériles sont admises selon certains, mais après plusieurs tentatives infructueuses de copulation.

    Les plus grands noms de l’Antiquité romaine ont marqué leur intérêt pour ce plat. Bien sûr, parmi eux on trouve Apicius, qui se serait ruiné en banquets et qui se suicida en temps de famine. Apicius inventa un moyen de gaver les porcs comme on gave les oies avec des figues, du vin et du miel. Il vantait la qualité du jambon et appréciait autant testicules, rognons, pieds, vulves et tétines de cet animal. A cette époque, les Romains mangeaient relativement peu de viande et préféraient les abats. Le peuple ne consommait que très peu de viande et c'était surtout du porc. Dans le De Re Coquinaria, on ne retrouve que trois recettes de veau et une de bœuf. Rien sur la chèvre ni sur le mouton.

     

     

    Par les Bibitors.


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    Les Tavernes, les auberges et les restaurants dans la Rome antique

     

    Les Romains n'étaient pas habitués à fréquenter les restaurants. L'antiquité a ignoré ce genre de comportement : on prend ses repas chez soi, on reçoit chez soi. L'archéologie a retrouvé de nombreuses traces de boutiques en Grèce mais aucune de tavernes. A Rome, pour des familles de condition modeste et qui ne possèdent pas de véritable cuisine, les tavernes ont une grande importance : on peut y consommer des plats chauds, ou même en emporter chez soi. Un grand nombre de plats y est proposé (soupes, fruits de mer, ragoûts de viande, charcuteries variées...) et on y sert du vin, mélangé avec de l'eau, parfumé d'herbes, de miel ou de résine. À Rome il y a même de véritables restaurants ; un très bel exemplaire, en tout cas, a été retrouvé à Ostie (le port de Rome) : un grand comptoir de marbre, deux éviers pour laver la vaisselle, une peinture murale indiquant les aliments disponibles. Les clients peuvent s'installer, assis sur des bancs, ou même dans une petite cour intérieure. Ces tavernes et restaurants se sont développés au cours du Haut et Bas Empire ; on y voit même des lits de table (car les riches romains aimaient manger couchés). Néanmoins c'est surtout au cours de voyages que les Anciens sont amenés à fréquenter ces établissements, même si, quand on voyage, on est généralement reçu par un parent, un ami ou un hôte à qui on vous a recommandé.

     

     

    Par les Bibitors.


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